Le repaire du Daimaô

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Glossaire

Inconscient

Système logique de bas niveau mis en place par/installé sur le cerveau afin de préserver l’intégrité du corps et de ses mécanismes, mais aussi d’initier le comportement.

Il gère toutes les tâches automatiques et non conscientes (threads d’arrière-plan) grâce à des procédures très précises. Parmi ces tâches on peut citer la respiration, la régulation de divers paramètres (température, rythme cardiaque, etc), la régénération, l’analyse des signaux extérieurs (interprétation), la mémorisation, l’affectation de valeur et même la prise de décision.

Ce ne sont là que des tâches mécaniques, fastidieuses et routinières ne faisant appel à aucune réflexion. Cela explique la séparation de la logique du cerveau en deux sous-systèmes : l’un permettant de vivre (survivre physiquement) et l’autre permettant de faire l’expérience de la vie (c’est assez contre-intuitif mais il n’est pas nécessaire d’avoir une conscience pour vivre, seulement pour faire l’expérience de sa propre vie).

L’activité inconsciente peut en partie être captée par la conscience. On pourrait même dire que l’inconscient envoie beaucoup de signaux à la conscience : faim, sommeil, peur, envie, … L’inconscient est obligé d’utiliser des signaux car il doit mener à bien l’impératif biologique (et notamment son rôle de préservation) mais qu’il ne peut effectuer certaines tâches automatiquement sans remettre en cause le principe de conscience (alimentation, évitement, rapprochement). D’une certaine manière, il force la conscience à lui fournir ce dont il a besoin. Il lui donne des ordres (que la conscience peut difficilement refuser). Cette vision peut sembler absurde (pourquoi passer par la conscience si on est forcé ?), mais je pense pour diverses raisons adaptatives, qu’il est essentiel que la conscience des organismes vivants se croit indépendante et à la cause de ses propres comportements (cf perception existentielle).

Le déterminisme biologique est un déterminisme qui dépasse largement l’entendement humain simpliste à propos du déterminisme.

Par exemple, certaines personnes sont particulièrement addictes à la « colonisation ». C’est à dire qu’elles sont blasées quand il n’y a rien de nouveau dans leur vie. C’est comme si leur inconscient biologique, exigeant, les punissait (par l’ennui) de ne pas vivre de nouvelles expériences. C’est comme s’il les contraignait à en avoir marre de cette « platitude », et donc à causer « consciemment » des nouvelles stimulations dans leur vie. C’est étrange comment la causalité consciente est mise en oeuvre ! Notre inconscient biologique ne va pas nous contrôler directement, mais il va faire en sorte de nous pousser de manière implicite. Ici, notre inconscient biologique nous pousse à chercher et créer des stimulations nouvelles non pas en nous dirigeant vers ces stimulations nouvelles, mais en nous éloignant des stimulations connues (en baissant leur intérêt, voire en produisant la sensation négative d’ennui).

Quand on lit ça comme ça, on peut se dire, oulah, mais où est le contrôle personnel là dedans ? On est nous même un peu berné par notre propre fonctionnement dis ! Eh bien, voilà la vérité : le contrôle personnel, ce n’est pas le pouvoir de changer radicalement ce qu’on veut d’un instant à l’autre. Non, le contrôle personnel c’est notre biologie qui s’assure de ce qu’elle veut après avoir effectué un traitement « diffus ». Les sentiments sont notre contrôle personnel diffus, étant donné qu’à tout instant, nos sentiments sont tout autant ceux de l’impératif biologique qui les a façonné que les nôtre. Notre intelligence est celle du monde. Il s’agit de faire la paix avec ce qu’on est, et de s’approprier nos tendances inconscientes. C’est à dire de ne pas les voir comme de puissants influenceurs intervenant avant notre procédure personnelle de contrôle, mais comme de puissants inflenceurs de notre procédure personnelle de contrôle. Le contrôle étant certes, quelque chose de plus diffus qu’on ne l’imagine. La façon délibérée dont on agi est toujours inscrite dans le déterminisme de l’impératif biologique. Ce sentiment de manque de contrôle conscient, ce sentiment de découverte, etc, sont aussi des sentiments façonnés par l’impératif biologique, déterminé à se déclencher dans certaines circonstances (comme celle-ci).

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